samedi 13 mars 2010

Le Grand Sud

Ca y est !! Nous voilà enfin reparti sur la route, huile ok, radiateur ok, retro ajustés, ceintures attachées, VROUM !! Direction « The Great Southern » !! Encore une fois, changement total de décor, nous laissons derrière nous les plaines arides, longilignes et isolées de Jerry pour nous retrouver dans un cadre majestueux, sauvage et spectaculaire.. Cette région verte et luxuriante a comme principal atout des distances « normales », parfait pour découvrir et visiter de nombreuses curiosités sans être K.O par la route.

Notre premier fait d’arme fut la « Valley of The Giant ». Au cœur du Walpole-Nornalup National Park se dressent de majestueuses forêts de tingles (eucalyptus géants) et le fameux Tree Top Walk. Cette ballade est en fait une passerelle époustouflante de 600m de longueur atteignant 40m de hauteur en son point le plus élevé. Vue plongeante magnifique sur la canopée des tingles géants, et sensation de légèreté absolue. Cette prouesse technique est en effet conçue pour se balancer doucettement avec la brise, comme les feuilles des arbres. Une fois redescendus, nous posons fièrement devant ces vénérables géants sur le chemin de planches de l’ « Ancient Empire ». Après cette matinée haute en couleurs nous nous dirigeons vers le village de Walpole pour une halte déjeuner et la recherche de notre campement pour la nuit. 


Le lendemain, nous partons pour une randonnée sur un tronçon du Bibbulmun Track (chemin de randonnée de 1000km), 2h de marche pour découvrir Coalmine Beach située sur le Nornalup Inlet (bras de mer entouré par le continent), ici règne une atmosphère calme et apaisante, cette plage semble endormie, l’eau y est tranquille. 


 Nous repartons avec KAwet sur les chemins cahoteux et poussiéreux des dirt road pour rendre visite au Hilltop Tree, le plus vieux des tingles géants. Notre festin forestier continua lorsqu’ Amélie épingla à son tableau de chasse le Dave Evans Bicentennial Tree, le plus grand des « arbres à escalader », 68m de hauteur ! Etant seulement équipé d’une rudimentaire paire de tong, je suis resté au premier niveau pour photographier l’aventurière.. Ca c’est du dévouement..


Apres cette aventure, nous continuons la marche pour arriver au Beedelup National Park pour apercevoir ce qui devait être notre première chute d’eau. Hélas, la sècheresse et la chaleur nous permirent seulement d’observer un léger ruissèlement, tant pis, on prend quand même le pont suspendu fabriqué à partir d’un tronc de karri. 

Ces 2 jours et 2 nuits de forêts aussi accueillantes la journée, qu’inhospitalières la nuit, nous permirent encore une fois de vérifier la diversité et la richesse de ce continent. Mais à chaque paysage, son lot de bébêtes. Ici, les nombreuses mouches carnivores de la taille d’un pouce nous mirent les nerfs sur le reculoir. Le premier soir, les bruissements d’ailes couvrant un A380 au décollage et les morsures nous demandèrent beaucoup de Self-control pour ne pas craquer, et au petit matin les bruits d’impacts de ces « monstres » contre le Van nous sortirent du royaume des songes de la plus sournoise des façons. Nous avions prévu de dormir le deuxième soir dans une aire de repos gratuite en pleine forêt, nommée méchamment Brokman Sawpit, mais voilà, à peine arrivés, guet-apens, attaque frontale de l’ennemi par centaine, obligé de battre en retraite dans un camping payant en bord de mer joliment appelé Windy Harbour. Ok, Ok, j’en rajoute « juste » un peu mais tout ça pour dire que ces mouches piquantes nous ont mené la vie dure, le seul point faible de ces avions : leur vitesse de réaction assez lente facilitant leur massacre. Yark Yark... 

Demain, on termine les forêts avant l’indigestion de verdure et on retourne à la plage parce que quand même... il fait toujours aussi chaud ici.

jeudi 11 mars 2010

Jerramungup


Comment une si petite ville insignifiante sur la carte routière a pu devenir aussi reconnue pour nous comme pour vous tous en France? Pourquoi Jerry est-elle si particulière que nous nous en souviendrons lorsque nous raconterons nos exploits de jeunesse à nos petits enfants ?
Jerry est une ville que nous pourrions considérer comme village, par sa taille et son activité. Une école qui accueille 100 élèves jusqu'à l’âge du lycée, une piscine municipale pour les jours de chaleur et les leçons de natation, un IGA (sorte de supermarché) où les prix explosent tous les portefeuilles grâce au gérant Matt aussi responsable de la Road house (pour refaire le plein, lorsque ça fonctionne !!) . Il y aussi un hôtel fantôme rattaché au seul et unique PUB. C’est ici que se déroule LE rendez-vous des Vendredi et Samedi soirs pour tous les Jerry ‘s. On y joue au billard avec Bianca et sa sœur Krystel, Tara et tant d’autres, ils boivent des cannettes de mélanges pré-faits de toutes les marques possible : whisky/ Coca, Rhum/Coca ou encore Vodka passion.
Le jeudi soir se veut plus sportif. Les petits comme les grands se retrouvent autour d’une seule et même passion : le Basket Ball. Tout le monde se retrouve afin d’encourager son équipe favorite autour d’un hot dog à 2$, joue les matchs qui se déroulent dans le gymnase, étonnamment grandiose.
Et oui elle est comme ça la vie à Jerramungup ! Tout le monde se connaît. Tout le monde s’appelle par son prénom et se dit bonjour en allant chercher son journal et résultat : tout le monde est commère a Jerry, pas de vie privée ici, tous vos moindres écarts sont rapportés au quartier général des potins ; le PUB.

Pour nous Jerramungup restera gravé dans les mémoires pour les raisons qui nous y ont amené (!!!!) et par notre expérience de vie.
Pour nous Jerry c’est avant tout un camping nous offrant un travail et de nouvelles aptitudes à la peinture d’extérieure. Mais c’est aussi et surtout un endroit de rencontres, celles de Gail et Esko, les nouveaux propriétaires depuis deux mois seulement. Gail est une femme énergique et pleine d’enthousiasme, forte et courageuse de ce qu’elle connaît des épreuves de la vie. Esko, finlandais est plutôt réservé et presque transparent, cependant sociable et « hard-worker ».
Ils sont grands parents à charge de leurs petits enfants Jack et Aleah adorables et curieux du monde qui les entoure. Gail est la directrice de l’école et supportrice du désir d’Esko à devenir « patron » d’un camping (à chacun son match à jouer). Depuis deux mois ils ont beaucoup travaillé à la remise en état du park qui leur avait été laissé en loques. C’est pour nous d’ailleurs l’occasion de prouver nos compétences de travailleurs volontaires en tout genre. Nous aidons à redonner un peu de couleur à tout ça ! Notre mission est de créer un nouveau village schtroumpf ou « OM Land » comme le dit Kevin. Pendant que nous repeignons les bungalows en bleu, Esko passe ses journées à nettoyer les allées, refixer les portes et tuer les fourmis (en effet, nous apprenons parfois à nos dépend que l’Australie est un pays où les mouches et fourmis font la loi). Gail nous en apprend tous les jours sur ces bêtes là, mais en plus d’être fascinée par la nature elle est aussi une hôte de qualité. Souvent elle nous invite à boire un café ou une tasse de thé quand elle n’a plus de vin blanc au frigo. Elle peut à ces moments là nous parler des heures durant de son expérience des voyages autour de l’Australie avec son mari et leur bébé, dans un bus réaménagé, du temps de leur jeunesse passée. Tous ces endroits visités qu’elle a aimé et dont elle se souvient. Esko, plus discret se contente de sourire et ose parfois commenter quelques détails oubliés. Ils sont un couple au vécu sensible, dure et aventureux que nous aimons à écouter nous conter.  Le dimanche est un jour important pour eux deux, comme pour tous les Australiens. Le jour du déjeuner familial qui commence tôt et finit tard (comme les français me direz vous ! serait-ce universel ?), on boit on boit et on papote autour d’un gigot à la sauce menthe, des légumes de saison, un plateau de fromage servi sur crakers avec le café et un digestif: le fameux Bailey’s.

« Jerramungup Caravan Park » c’est aussi pour nous la rencontre de Marie et Bryce, nos voisins à la petite soixantaine qui nous invitent à partager leur diner un soir sur deux et qui nous offrent même le petit biscuit avec la tasse de thé.
Bryce, un homme sage à la moustache argentée, il a les pieds tatoués ; (gauche) « i’m tired » (droit) « me too ». Il en sait des choses Bryce le mécano, électricien, peintre.... Une vraie mine d’or d’informations pour nous les débutants du monde de la route puisqu’il nous apprend à dompter notre bébé KAwet et à le réparer pour lui rendre justice du dur travail accompli. Marie est quelqu’un de pétillant, une Nonna au sourire éblouissant et au cœur charmant, elle aime le contact des gens, le travail bénévole, nager à la piscine et jouer aux cartes toute l’après midi sous le passe de l’église. En attendant le retour de son cher et tendre du travail elle coût. Elle aime donner vie à des « teddy bears »  comme Sydney, notre nouvelle mascotte, ou préparer des muffins à la pomme et à la cannelle. C’est notre voisine et une femme que nous aimons tous. Après une journée éreintante, elle nous félicite du travail accompli dans la journée en nous offrant le gouter préparé avec amour et sa machine à muffins magique. Elle est aussi devenue notre décoratrice d’intérieur puisqu’elle trouva un nouveau passe temps : nous coudre des nouveaux rideaux « qui empêchent le soleil de rentrer », ce qui est vrai !! Merci Marie.
Pour nous Jerry c’est aussi la rencontre de nouveaux amis très typés du pays. Des kangourous qui viennent nous dire bonjour acceptant avec plaisir des caresses derrière les oreilles. Une maman et son bébé que nous observons grandir jour après jour et à approcher de plus en plus prêt. Notre toute première expérience « ani-maine » et pleine de rebondissements....

Le temps que nous avons passé au camping de Jerramungup nous a appris à apprécier un certain rythme de vie, la tranquillité du petit matin et d’une soirée paisible.
Pour nous ce fut un mois plein de surprises, de rencontres en tout genre, de découvertes des traditions Australiennes: la boisson, le gigot et le fromage en dessert.
Finalement, un mois ça passe vite.... j’en reprendrais bien une part !!!!!








Moi aussi j’veux vous raconter Jerramungup !!

Jerry c’est la brousse, la vie sauvage, un patelin situé à 115 km à l’Ouest de Ravensthorpe et à 170km à l’Est d’Albany. Oui, Oui 3 villages en 300km !!!
La plupart des habitants sont ainsi commerçants, enseignants ou... fermiers. Nous avons donc grâce à nos nombreux « contacts » eu la chance de rencontrer Bart, manager de « Sorensen Shearing ». En résumé, il est l’intermédiaire entre les fermiers et les tondeurs de moutons, il recrute via sa société la main d’œuvre nécessaire aux fermes en fonction de l’activité. Il faut savoir qu’ici les fermes sont monstrueuses !! Plus de 7000 bestiaux en moyenne voire le double pour certaines, des champs qui s’étendent sur plus de 20km de long... Enorme.
Notre premier jour à la ferme fut donc « intéressant », notre job ? rabatteur de !&#$ !!! moutons !! 6h de sueur, de coup de genoux, de cris peu à peu devenu hurlements... 1200 moutons à diriger vers de petits boxes où les « shearer » tondeurs effectuent leurs mouvements huilés, maîtrisés et tellement rapides. Juste hallucinant. La première heure fut difficile, « mais nooon, pas par là !! Viens là toi !! » Boum coup de genoux. Apres notre leçon de psychologie du mouton nous étions déjà un peu plus efficaces : le mouton va TOUJOURS à l’opposé de l’endroit où tu es, ne pas hésiter à crier et dernier recours pour les plus têtus « Tail twist », le célèbre tournage de queue !!
Expérience super, lendemain plus difficile... Amélie récoltât une myriade de « bruise » bleus voire certains noirs, juste récompense des pushs de genoux assénés. Nos chaussures sentent depuis, ce si doux parfum fécal. Résultat : Moutons 1 Amélie 0, jeu set et match, plus jamais ça. 
Pour ma part, cette première journée fût certes éreintante mais j’en avais encore sous le pied. Jeudi ? 6h du mat ? Ok !!


Deuxième journée, différente histoire... « Tu vas voir c’est plus facile que la dernière fois » le job ? piqueur de !&#$ !! moutons !!  job à priori méga simple, une poche autour du cou et une seringue de barbare pour vacciner (seulement) 2400 moutons !! 4 tondeurs qui tondent trop vite, et moi qui tente en professionnel du mouton de piquer comme me l’a montré le fermier, sous la peau au niveau antéropostérieur de la cuisse.
Avec le recul, je pense que c’est le boulot le plus rébarbatif et mécanique que j’ai jamais fait : flexion, on tire la peau, on pique, on se relève, flexion, on tire la peau, on pique, on se relève... 8h de gestes identiques, 2400 flexions/extensions. 2h de boulot, 30min de pause, 2h de boulot, 30min de pause, etc... Apres la dernière demi-heure de pause en sentant mes jambes tremblantes et tétanisées, la reprise fut... difficile. Le lendemain, impossible de marcher, même avec mon expérience du demi-fond et du Paris-Versailles, mes jambes n’ont jamais été si courbaturées... Il m’a fallu 1 semaine pour pouvoir remarcher correctement. Moutons 1 Kevin Ko, abandon, jeu set et match...

Et oui, on est quand même des gens d’la ville nous..


lundi 15 février 2010

12/02 Crac !

Nous voilà depuis 2 jours dans une « magnifique » bourgade de 400 habitants située à 170km avant Albany. 2 jours depuis notre mésaventure, en effet, nous sommes donc pour la première fois tombés en panne !! Nous avons « breakdown the van » vers 16h mercredi, immobilisation pendant 4 heures sur le bord de la route en tentant désespérément d’arrêter le peu de voitures passant par là (environ cinq). C’est ainsi vers 20h, que Stevie le dépanneur arriva... Ouf, nous ne dormirons pas sur la route !
45 min après et 200 dollars plus tard, nous voilà donc arrivés à Jarramungup.. La roadhouse fermée nous devons attendre le lendemain pour faire le plein de gaz. Or, au réveil (environ 6h30), nous découvrons avec surprise que la seule pompe de tout le village est HS. L’orage et le tonnerre de la veille ont endommagé la station qui malheureusement pour nous qui ne roulons QU’AU gaz (ne devons être les seuls en Australie) ne sera à nouveau opérationnelle que 5 jours plus tard, soit mardi.
Nous choisissons donc d’attendre 5 jours plutôt que payer à Stevie la rondelette somme de 1000dols non couverte par notre assurance.
Direction la mairie pour demander aux Rangers de nous aider à déplacer le Van dans le CaravanPark de la ville, s’en suit alors la découverte du village... en 30 min.
Nous décidâmes alors de nous rendre utiles, nous commençâmes la visite des commerces à la recherche d’un quelconque petit job pour passer le temps, après de nombreuses conversations aussi intéressantes qu’infructueuses nous apprenons qu’à lieu le soir un grand tournoi de Basketball : un bon moyen pour nous de rencontrer les habitants dans l’espoir de dégoter quelque chose.
Motivée et avenante, Amélie discuta avec l’une des institutrices de l’école primaire qui lui proposa de passer la journée du lendemain à l’école pour la construction d’un « Spider Web » (toile d’araignée) et leçon de natation l’après midi. Bingo !! Et en rentrant de la soirée, le proprio du camping nous proposa un peu de nettoyage en échange du loyer. RE-BINGO !!
Finalement dans chaque événement infructueux ou malheureux il y a toujours quelque chose d’heureux et bénéfique en balance. Sans cette panne nous n’aurions pas découvert ces Australiens isolés, sympathiques et généreux.
Cette expérience me servira de leçon, pour avoir refusé de payer $1,06/L de gaz dans le précédant village (prix plus élevé que dans le désert), on se retrouve à devoir payer 10 fois plus ! A ma décharge, les souvenirs n’ont pas de prix, et celui-ci restera sans aucun doute inoubliable ; Jerramungup... drôle de nom qu’en même pour un village !




 

  

  

  

  

  

  



Photos de Rattrapage Nullarbor



 Première conduite pour Mimie

  
L'eau ça mouille!!



 
Le penseur de York Peninsula 

  
Première Dirt Road pour KAwet
  
"No comment"

 
On est où là????

  
Ché beau !!!

  
 Impacts de balles témoignent de l'affection Australienne pour la vie sauvage

  
 Impossible de se perdre !

  
Done

  
Aire de camping dans le bush

  
Bonne nuit !!



Le 06 -> 10/02

On n’y est, notre périple dans le grand désert commence, Nullarbor nous voilà ! Prêts à te conquérir et à obtenir notre diplôme de traversée à l’arrivée.
A la frontière du nouvel Etat le Western Australia la police nous prit en chasse ; contrôles de permis et soufflage dans un tube (ballon en France) « Tout est nickel, vous pouvez y aller les gars ! Bon voyage ».
Bah tiens, bien sûr que le voyage sera bon ! Un peu pluvieux par moment mais ce qui empêche les 50°c prévus d’arriver jusqu’à nous. Des campings qui ressemblent à des aires de Picnic, ombragés, parfait pour s’exercer à la pétanque ! Des soirées qui se déroulent dans le van les portes fermées et les moustiquaires en place pour fuir les nuages de mouches un peu trop accueillants. Heureusement, deux de nos amis Australiens (Mykiela & Serge) nous firent un cadeau de départ very usefull : un chapeau de cow-boy (en toile verte tatouée d’un kangourou jaune) qui possède une particularité essentielle à notre périple : des petits bouchons de liège pendus à 12 bouts de cordes jaunes descendent au visage pour empêcher ces satanées bestioles trop « collantes » de s’immiscer dans nos oreilles, bouches et narines ! C’est beau, esthétique, ironiquement parlant et cela dit très pratique il nous faut l’admettre. Je me souviendrais longtemps de ce jour ou ce « cadeau » nous fut donné. Pour être honnête nous étions deux à nous demander : Pourquoi ?! mais pourquoi celui là ???!!
Aujourd’hui nous le portons fièrement à chaque fois que le besoin s’en fait sentir. En parlant justement de besoins il faut que nous vous mettions au parfum. Le sigle « toilettes» que vous rencontrerez à chaque camping gratuit, n’est qu’en fait qu’une cabine dotée d’un siège offrant une vue plongeante sur un trou ! Charmant !
Un de nos campings préférés restera celui de Cap Le Grand National Park (celui-ci était payant 11$ pour entrer dans le parc et 36$ de plus pour deux nuits, mais avec douches solaires chaudes et toilettes équipées de chasse d’eau !).
Après trois jours de route intenses, d’eau chaude à boire, de boîtes de conserves pour dîner et de pluie plus que de fortes chaleurs, nous y sommes arrivés sans encombres au bout du bout, alors on s’est tout de même fait un petit plaisir de deux jours de repos.
Six jours de conduite intense, campings gratuits et douches froides dans les toilettes handicapées, contre deux jours de farniente avec douches chaudes, un deal honnête !
Dans un parc gardé par les Rangers (toujours prêts à rendre service), les kangourous se promènent librement sans aucunes barrières. Après quelques kilomètres parcourus au milieu des forêts et plaines, une côte, en haut de laquelle nous apercevons au loin la mer turquoise de Lucky Beach à la frontière de la ville d’Esperance. Un coin de paradis pour nous qui sortons du désert ! Installation, visite du camp, et retrouvailles avec un autre couple de voyageurs israéliens rencontrés auparavant à des milliers de kilomètres de là. Une autre surprise nous fit sourire : la visite de trois kangourous venus chercher de la nourriture, postés à quelques centimètres des pieds de Kévin. Un de ces autres moments magiques, tout comme celui du lendemain où je pus toucher la tête d’un bébé kangourou, ou encore celui de la baignade dans cette eau claire, translucide et propre, où le sable blanc ivoire est si fin qu’il crisse sous nos pas. Peu être aussi celui d’une promenade le long de la plage pour découvrir des criques toujours plus belles ou pour finir, celui de la vue panoramique au sommet du Frenchman Peak. Un énorme rocher dans lequel une grotte fut creusée par l’Océan des milliers d’années auparavant comme pour lui dessiner un chapeau de pierre. Ce rocher fut longtemps craint des Aborigènes par son histoire ; « Alors qu’une famille était à la recherche de nourriture, les enfants furent laissés derrière les adultes partis chasser. Deux des enfants, ne pouvant attendre et désobéissant à leurs parents, marchèrent pour arriver jusqu’en haut du rocher, ils y trouvèrent des œufs qu’ils rapportèrent au campement. A son retour la Mother découvrit qu’il lui manquait des œufs, rattrapa les enfants et alla les noyer dans l’océan. » Cette grotte au sommet serait en fait l’œil de la Mother qui épie depuis lors le retour des enfants sur le rivage pour les noyer à nouveau. Ainsi, deux îlots rocheux au bord de la rive seraient censés, selon la légende, représenter les deux garçons. Une « petite » grimpette de presque deux heures pour une vue magnifique de tout le parc.
Une fois descendus, cap à l’Ouest, prochaine destination : Albany 300km



  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  



jeudi 11 février 2010

le 05/02/2010

Le Lundi premier du mois de février devenu un jour mémorable.
Bien plus encore que le jour de l’achat de KAwet (le van super chouette !), le jour de notre départ à l’aventure vers la découverte de nouveaux paysages et de nouvelles sensations. A nous le désert et la chaleur, à nous l’Océan et ses belles plages de sable blanc, les étoiles scintillantes à perte de vue.
Première journée : celle de la mise en bouche tout aussi bien que de l’euphorie des premiers instants. Il faut déjà sortir de la ville avant de pouvoir mordre le béton  des longues lignes droites vers l’infini. Kévin est au volant et comme tout le monde s’en doute, il se débrouille comme un chef (ce qu’il est d’ailleurs ☺ !). Après quelques spasmes de petites frayeurs redoutées et finalement minimes, nous voilà enfin prêt à engloutir les plusieurs milliers de kilomètres qui s’étendent tous les jours un peu plus loin vers le bout du bout, celui qu’on ne peut que deviner sans jamais y voir la fin.
A1, B100, les dirt-road (route de terre), les routes s’enchaînent et ne se ressemblent pas. A chaque fois un paysage différent sur plusieurs centaines de kilomètres les terres sont desséchées alors qu’à la centaine suivante on découvre, cachée derrière d’épais buissons, un Southern Océan d’un bleu profond. Un jour des montagnes, le suivant des rivières devenues des forêts ou des fleuves qu’on ne devine plus qu’à la forme que laisse  le sel séché au soleil trop longtemps.
Depuis le début de notre périple les nuages nous suivent en nous offrant un temps supportable et voir agréable durant le jour ou la nuit.
Nous vivons au rythme du ronronnement motorisé et des heures défilantes. La nuit nous oblige à nous coucher tôt nous permettant de nous reposer des 400 kms parcourus dans la journée (soit 2000 kms en 4 jours, il ne nous en reste plus que 2000), sans oublier la petite partie de pétanque terminée par une victoire écrasante « Kéviniesque ». Le matin commence tôt pour les aventuriers, un petit déjeuner à base tartines Nutella et d’un café avant de reprendre le road trip en espérant toujours croiser quelques kangourous au passage.
KAwet est un van agréable et spacieux, on y dort, fait la cuisine, joue aux cartes. Kévin le trouve trop fille, je le trouve très bien (mais je suis une fille donc mon avis ne compte pas !!) Les bibelots porte bonheur et mascotte sont bien installés, fixés à la pâte à glue pour décorer un peu tout ça, un calendrier de photographies bretonnes pour que certains n’oublient pas leurs racines (merci tantine Val). On apprend à s’organiser chaque jour, gagner de la place, savoir ce qui est le plus important pour se débarrasser du surplus. Une valise qu’il faut déménager tous les jours à cause de son volume.... imposant, un ventilateur installé au dessus du lit pour les nuits chaudes.
Nous aimons KAwet, un sentiment de légèreté nous submerge (malgré ses tonnes à porter) et de liberté ; la plus importante.
Prendre le temps de pique-niquer au bord des plages ou de faire un détour pour camper dans une réserve naturelle pour être seuls au monde, au contact de la faune et de la flore. Demain nous entrons dans une phase plus ardue du voyage puisque nous traverserons la plaine de Nullarbor. Pas le droit aux fruits et légumes pour traverser la frontière, tout se fera donc par boîtes de conserves (un grand pas pour Kévin qui n’en a jamais vraiment mangé !), petits pois desséchés, purée  en poudre et pour base alimentaire fétiche : les pâtes !
Cette traversée du grand rien devrait  nous faire subir quelques suées pendant trois jours selon cet Australien rencontré hier sur une Rest-Area. Nous ne dirons pas que ce sont trois jours vite passés en roulant à plus de 100 km/h et non à 90, vitesse de croisière pour KAwet. Et oui les Australiens sont comme ça : grosses voitures 4X4, une énorme caravane, un chien riquiqui et un cœur tout mou pour beaucoup d’entre eux  qui voyagent, le dialogue se veut facile, ils aiment à raconter ce qu’ils savent de leur pays et des endroits qu’il ne faut absolument pas manquer. Quand on en croise sur la route, tout comme les motards se reconnaissent ou les chauffeurs de bus, le « coucou » d’un mouvement d’index vers le ciel se veut obligatoire et systématique comme un « bonjour » ou un « bon courage mon pote, tu va en chier ! »..
Ça fait du bien d’être en vacances, nous on dit « Vive les vacances ! »

mardi 26 janvier 2010

Hahndorf, Adelaide Hills

mmh quelle belle journée !! Un dimanche qui s'annonce sous le soleil et alcoolisée.
Nous sommes allé avec nos deux amis Australiens a Adelaide Hills dans un petit village nommé Hahdorf.


MMMm voyons voir ce qu'en dit le guide: "la plus ancienne implantation Allemande d'Australie, à 28 km au Sud Est d'Adelaide. Fondé en 1839 par des luthériens qui avaient quitté la Prusse pour échapper aux persecutions religieuses, le bourg tire son nom du capitaine du bateau qui les amena en Australie. Hahn, combiné à dorf, "village" en allemand."
Ce village reste typique, la décoration se veut authentique.
Hahndorf est connu pour servir non pas des pintes de bière à l'Allemande (énormes !!)
Nous avons tout d'abord fait une pause déjeuner afin, par la suite, de continuer notre parcours à la découverte du vin Australien. En effet nous nous apprêtons à visiter plusieurs vignobles plus ou moins éloignés pour la degustation des différents vins de la région.

Un saucisse pour monsieur sergio, une quiche pour la française !!! un vrai régale !
Une petite visite de la ville et hop c'est parti !





 
coin des bikers




 


 

 

 


On achète un verre (décoré pour l'occasion) 5$ et ensuite si les représentants le veulent bien nous pouvons déguster à volonté !!! Si c'est-y- pas beau la vie?

Et puis par chance le frère de Monsieur Sergio, Sacha, travailles dans la fabrication du vin de la marque Deviation Road
Un des meilleurs champagne que j'ai put boire depuis longtemps, et ce gentil jeune homme nous en a offert une bouteille pour notre départ.



 

 

 

 



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